LA SOURCE DE VIE

LA SOURCE DE VIE
  « VU PAR PLUS D’UN DEMI-MILLION DE SPECTATEURS »

7 octobre 2023 / 7 octobre 2024

La Source de Vie déroule un fil tendu entre émotion, poésie et colère. Le film observe, à travers les blessures visibles et invisibles, l’impact du massacre commis par le Hamas sur la société israélienne et sur la diaspora juive. La journaliste franco-israélienne Caroll Azoulay y tient le rôle de guide, entraînant le spectateur dans un récit à la fois intime et politique, humain jusqu’au vertige, oscillant entre Jérusalem et Paris, entre la mémoire ancestrale et la stupeur du présent. Le récit s’ouvre sur la terre d’Israël, présentée comme un miracle fragile, fondé sur une triple fidélité : l’eau, la Torah et le peuple. Le 7 octobre vient rompre ce pacte sacré, comme un séisme métaphysique : le pogrom, les otages arrachés à leurs foyers, les corps suppliciés, les enfants massacrés.

Très vite, le documentaire élargit le cadre. Il met à nu la montée d’un antisémitisme contemporain qui se nourrit de l’antisionisme militant, de la haine d’Israël, des slogans hurlés dans les cortèges parisiens, de la rhétorique de responsables politiques – parmi lesquels Rima Hassan – et de l’instrumentalisation cynique du conflit israélo-palestinien par certains partis. La caméra s’attarde ensuite à Jérusalem, dans le quartier de Mekor Haim, où des familles franco-israéliennes se mobilisent dès le lendemain de l’attaque : repas préparés pour les soldats, matériel collecté, chaînes de solidarité improvisées. Parmi elles, la famille de Hersh Goldberg-Polin, jeune homme enlevé, retenu en captivité 328 jours avant d’être assassiné.

L’Alyah apparaît alors comme une réponse existentielle : pour nombre de Juifs de France, Israël n’est pas seulement un refuge, mais l’unique horizon de sécurité, d’unité et d’avenir face à un climat français devenu oppressant. Un médecin interviewé ose une métaphore brutale : l’islam politique se comporte « comme un cancer ». D’autres voix décrivent une France secouée par une violence inédite, où les manifestations résonnent comme un écho rejoué de l’Intifada.

documentaire réalisé par Eden LEVI CAMPANA dans le cadre des commémorations du 7.10.2024 (synagogue Copernic) produit par BALAGAN FILMS